Festival de la Cour du Vieux Temple 2024 à Grenoble avec The Big Ukulélé Syndicate

Concert du Big Ukulélé Syndicate au Festival de la Cour du Vieux Temple à Grenoble

Quand le Big Ukulélé Syndicate fait vibrer une scène emblématique du Minimistan

À Grenoble, la fin d’été est un moment singulier où la vie culturelle s’intensifie au rythme des concerts, des spectacles et des lieux hybrides. C’est dans ce paysage que je me suis immergé le 23 août 2024, appareil au poing, pour assister à ce qui restera l’une des performances les plus originales de la saison : le concert du Big Ukulélé Syndicate dans le cadre du Festival de la Cour du Vieux Temple.

Au cœur du Minimistan, un lieu emblématique de Grenoble

Le Minimistan, installé depuis quelques années dans l’ancien Couvent des Minimes au cœur du quartier Très-Cloîtres, n’est pas un lieu comme les autres à Grenoble. Devenu un tiers-lieu vivant mêlant restauration, café, bar, événements culturels et espaces de convivialité, il incarne une nouvelle manière d’appréhender les lieux publics dans la ville.

C’est dans la cour Marcel-Reymond, enveloppée de vigne vierge et bordée de murs historiques, que le Minimistan a installé une dynamique sociale et culturelle forte. Chaque semaine, on y trouve des événements aussi variés que des dj sets, des ateliers, de la poésie slam ou des sessions musicales, en plus d’une carte de restauration maison et de produits locaux proposés dans l’espace bar-restaurant.

Ce lieu est devenu un point de ralliement pour les Grenoblois désireux de vivre des expériences collectives dans un espace qui dépasse la simple consommation : il est pensé comme un « pays des possibles » où l’on travaille, mange, discute et assiste à des performances dans une atmosphère décontractée et inspirante.

Le Festival de la Cour du Vieux Temple : une institution estivale

Chaque été depuis plusieurs décennies, le Festival de la Cour du Vieux Temple s’installe dans ce même cloître historique et propose une programmation riche mêlant théâtre, musique, humour, danse et arts vivants.

Cette édition 2024, installée dans ce cœur culturel grenoblois, témoigne de la vitalité artistique locale. Pendant près de dix soirées, la programmation croise les formes et les genres, s’adressant à un public large et exigeant.

C’est dans ce cadre que j’ai choisi d’être présent : non pas comme simple spectateur, mais en tant que photographe professionnel à Grenoble venu capter l’énergie d’une performance qui, à mes yeux, résumait l’esprit de l’événement et tester du nouveau matériel acheté la veille.

Détail d’un musicien ukulélé sur scène à Grenoble

Big Ukulélé Syndicate : au croisement de la fête et de la performance

Sur scène, le Big Ukulélé Syndicate ne ressemble à rien de ce que j’avais vu auparavant. Plus qu’un groupe, il s’agit d’un collectif musical grenoblois, composé d’une quinzaine de musiciens et chanteurs qui exploitent l’apparente simplicité du ukulélé pour créer des arrangements collectifs ambitieux.

Leur spectacle, intitulé The Party, est une véritable performance théâtrale : chorégraphies, costumes chatoyants, voix multiples et interactions constantes avec le public composent un univers où la fête n’est pas un simple divertissement mais un acte partagé.

Doté d’un éclairage inventif et d’une scénographie compacte, le concert capturait la lumière de façon particulière au crépuscule grenoblois. À la fois intime et expansif, le collectif transformait la cour du Minimistan en scène presque cinématographique : un plan large montrait la totalité du groupe et du public, tandis que des cadrages plus serrés faisaient surgir des expressions humaines saisissantes.

Une immersion photographique

Je me suis rendu au Minimistan avec une intention très précise : tester mon nouvel objectif pour de futures prestations de photographe événementiel grenoblois. Le Nikkor 35mm f/1.4 venait tout juste d’intégrer mon sac. Monté sur mon Nikon Z9, il représentait davantage qu’un simple outil ; c’était un terrain d’expérimentation en conditions réelles, face à un concert vivant, imprévisible, exigeant.

Choisir un 35mm pour une scène aussi dense implique un parti pris. Cette focale interdit la distance confortable. Elle oblige à avancer, à entrer dans la matière du spectacle, à accepter la proximité des artistes et la pression du public. À pleine ouverture, la profondeur de champ se réduit drastiquement : un visage émerge dans la lumière, un geste se détache, l’arrière-plan se dissout. Chaque image devient un équilibre fragile entre netteté et mouvement.

Ce test n’était pas théorique. Il s’est joué dans l’instant. Dans la gestion des contre-jours, dans les variations d’intensité lumineuse, dans les déplacements constants du collectif sur scène. Le 35mm m’a permis de traduire l’énergie brute du Big Ukulélé Syndicate sans la figer, de conserver l’impression d’immersion plutôt que de simple observation.

Les photographies issues de cette soirée traduisent, je le pense, une vibration commune : celle d’un public serré dans la cour du Minimistan, celle d’un collectif en pleine intensité scénique, celle d’un lieu grenoblois où patrimoine et création contemporaine se rencontrent.

Atmosphère nocturne d’un événement culturel à Grenoble
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